Articles récents

Violence et harcèlement au travail : état des lieux dans 29 pays européens

  • Imprimer

28/05/15Imprimer

Partager Partager sur FacebookPartager sur Google PlusPartager sur TwitterPartager sur LinkedIn

Violence au travailEUROFOUND publie un rapport qui décrit l’ampleur du phénomène de violence et de harcèlement au travail dans les 28 pays de l’UE et la Norvège.

Le rapport se base sur des enquêtes nationales réalisées en 2009 et en 2013, ainsi que sur la 5e enquête européenne d’EUROFOUND sur les conditions de travail. Les auteurs du rapport analysent l’impact du harcèlement et de la violence au travail sur la santé des travailleurs et sur la productivité des entreprises. Ils comparent les politiques nationales mises en œuvre par les gouvernements et les partenaires sociaux pour aborder ces questions.

Ces dernières années, l’intensification du travail, la précarisation de l’emploi, l’augmentation des conflits et de mauvaises pratiques managériales ont favorisé les cas de violence et de harcèlement. 14% des européens interrogés ont déclaré avoir été exposés à de tels cas.

D’après les enquêtes nationales, les femmes, les travailleurs immigrés, les intérimaires et les apprentis sont les plus touchés. Certains secteurs sont aussi plus concernés, comme le secteur social et médical, les transports, le stockage, les services.

Depuis 2000, des pays, en particulier du nord de l’Europe dans lesquels une proportion relativement élevée de travailleurs déclarent être victimes de harcèlement ou de violence au travail, ont développé et mis en œuvre des politiques volontaristes pour lutter contre ces phénomènes. La Belgique, par exemple, s’est dotée d’une législation spécifique sur les risques psychosociaux (RPS). Aux Pays-Bas, les PME/TPE ont mené des actions de prévention efficaces.

En dépit de ces progrès, la violence et le harcèlement au travail restent des risques fréquents sur les lieux de travail. Souvent les victimes se sentent démunies pour agir. Elles connaissent mal leurs droits et craignent les représailles. C’est pourquoi, les cas de violence et de harcèlement sont largement sous-déclarés.

Lire le rapport (en anglais)