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ESPAGNE : un tiers des jeunes victimes d'un AT ont un contrat de moins de 2 mois

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10/07/17Imprimer

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En 2015, 29 % des accidents du travail ont touché des jeunes, selon l’Union générale des travailleurs, qui dénonce par ailleurs le fait que plus les travailleurs sont jeunes et ont des contrats courts, plus ils risquent d’avoir un accident du travail.

Le syndicat affirme que les jeunes sont "la chair à canon" de la précarité et du turnover. Parmi les moins de 35 ans, la grande majorité a subi des accidents légers (136 621 accidents). En revanche, on compte 648 accidents graves et 46 mortels. Sur le total des accidents ayant entraîné un arrêt de travail chez ces jeunes, 30 % avaient un contrat d’une durée inférieure à deux mois. L’accidentalité est supérieure chez les jeunes hommes que chez les jeunes femmes (72 % contre 36 %). Les accidents de trajet touchent autant les uns que les autres, même si les accidents mortels sont plus fréquents chez les femmes.

D’après les derniers chiffres fournis par l’Observatoire des maladies professionnelles de la Sécurité sociale espagnole, relatifs à 2016, 17 % (3 239) du total des maladies professionnelles ayant eu lieu pendant la journée de travail (19 138) correspondent à des jeunes de moins de 35 ans. 72 % des maladies professionnelles dont souffrent les jeunes ont pour origine des agents physiques et touchent davantage les femmes, mais l’écart n’est pas significatif (52 % pour les femmes contre 48 % pour les hommes). L’UGT conclut donc qu’il est «absolument indispensable» de modifier les politiques d’emploi des jeunes de façon à construire un marché du travail plus stable. Le syndicat revendique de plus l’importance d’augmenter les mécanismes de contrôle et de sanction des entreprises qui persistent dans leurs mauvaises pratiques et les abus envers les travailleurs, notamment celles des secteurs les plus précaires.

En savoir plus (en espagnol)