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Nouveau rapport : Tendances et facteurs clés de l'évolution des TIC et du lieu de travail

L'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) publie les conclusions d'une partie du projet intitulé "Prospective sur les risques nouveaux et émergents en matière de santé et de sécurité au travail liés aux technologies de l’information et de la communication (TIC) et au lieu de travail d’ici à 2025".

Une analyse prospective, des entretiens téléphoniques avec des experts, une enquête (méthode Delphi), puis un mini atelier sont à la base de ce rapport qui répertorie et décrit 92 tendances et facteurs importants qui détermineront les défis en matière de STT dont les plus importants sont :

  • la robotique, l'automatisation, les véhicules autonomes, les drones, l'intelligence artificielle, l'Internet des objets, les nouvelles interfaces homme-machine, les réseaux de communication et autres questions connexes telles que la cybersécurité, et leur impact sur la nature du travail ;
  • comment les TIC affecteront la nature du travail, c'est-à-dire le type de travail qui sera fait, comment, où et quand cela sera fait, qui le fera, avec l'émergence de nouveaux modèles d'emploi, de nouvelles relations employé-employeur ;
  • les business modèles, les chaînes d'approvisionnement et l'environnement économique ;
  • les divers changements démographiques conduisant à une diversité de la main-d'œuvre, comme l'immigration, la participation croissante des femmes sur le marché du travail et le vieillissement de la main-d'œuvre, et autres problèmes connexes tels que l'augmentation des problèmes de santé chroniques et complexes sur le marché du travail, des différences multigénérationnelles et culturelles ;
  • les attitudes et la demande envers les TIC, leur gouvernance et les nouvelles formes de travail qui en résultent.

Lire le rapport (en anglais)

Consultation publique de la Commission sur les agences de l'UE

Vous avez jusqu'au 5 juillet 2017 pour donner votre avis sur la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound), le Centre européen pour le développement de la formation professionnelle (Cedefop), la Fondation européenne pour la formation (ETF) et l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA).

La consultation lancée par la Commission européenne vise à recueillir les avis du grand public comme des parties prenantes sur le travail effectué par ces agences européennes pendant la période 2011-2016. L'objectif est également de collecter de nouvelles idées pour l’avenir des agences, et de comparer différentes options stratégiques ainsi que leurs éventuels effets.

Consultation en ligne 

Quelle participation des travailleurs à la gestion de la SST ?

Cette étude publiée par l'Observatoire européen des risques de l'EU-OSHA est principalement consacrée à la question de la représentation des intérêts des travailleurs dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail (SST) du point de vue des représentants eux-mêmes, de leurs collègues, ainsi que de leurs employeurs et dirigeants.

Elle est basée sur des entretiens approfondis réalisés avec dans 143 établissements différents dans sept États membres de l’UE : Belgique, Espagne, Estonie, Grèce, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède. Dans la grande majorité des cas, ces établissements ont participé à l’enquête ESENER-2 et représentent, dans des proportions similaires :

  • le secteur privé de la production, le secteur public et le secteur des services privés ;
  • trois catégories de taille d'entreprises : petites, moyennes et grandes.

L’examen des publications, des entretiens supplémentaires réalisés auprès d’informateurs provenant d’organisations clés et une évaluation quantitative complémentaire des données pertinentes de l’enquête ESENER-2 ont accompagné cette analyse.

L'étude "met en évidence des indicateurs d'une divergence croissante entre les dispositions légales et les pratiques actuellement en vigueur sur les lieux de travail".

Résumé en français
Rapport complet en anglais

Campagne EU-OSHA : les communications présentées pour les partenaires officiels sont en ligne

Les présentations faites les 22 et 23 mars (Bruxelles) lors de l'événement destiné aux partenaires de la campagne "Être bien sur les lieux de travail quel que soit l'âge" de l'EU-OSHA sont en ligne.

Divers ateliers et des séances plénières ont offert aux participants l'opportunité d'échanger et de discuter sur les bonnes pratiques en faveur d'un travail sûr, sain et durable. Parmi les sujets spécifiques, mentionnons le bien-être des travailleurs, la réussite commerciale et un leadership fort, ainsi que la manière dont ces facteurs peuvent être mesurés et intégrés à la stratégie commerciale.

Une cérémonie de remise des prix des bonnes pratiques des partenaires officiels de la campagne, en présence de Marianne Thyssen, commissaire européenne pour l'Emploi, les Affaires sociales, les Compétences et la Mobilité des travailleurs a été organisée. SAP a été récompensé et Toyota Material Handling a été félicité.

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28 avril 2017 : Journée mondiale de la SST pour optimiser la collecte et l'utilisation des données

La campagne de l'Organisation internationale du travail (OIT) à l'occasion de la Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail (SST) 2017 pointe la nécessité cruciale, pour les pays, d'améliorer leur capacité à collecter et à utiliser des données fiables sur la SST.

L'objectif 8 de l'Agenda 2030 des Nations Unies pour le développement durable met l’accent sur la "protection des droits du travail, la promotion de la sécurité sur le lieu de travail et l’assurance d’une protection de tous les travailleurs, y compris les migrants, en particulier les femmes, et ceux qui ont un emploi précaire. Pour cette cible, les pays sont invités à rendre compte sur l'indicateur suivant : Fréquence des accidents du travail mortels et non mortels, par genre et statut de migrant".

Afin d’aider les États Membres à améliorer leur capacité de collecte et d’utilisation de données fiables sur la SST, l’OIT a créé une boîte à outils avec des ressources pertinentes et des fiches d'information. 

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Tout savoir de la période transitoire entre la Directive et le Règlement ÉPI

Lors du workshop "Équipements de protection individuelle" organisé par la Commission européenne en novembre dernier, sa création avait été évoquée : un "Questions/Réponses" sur la transition entre la Directive EPI 89/686/CEE et le Règlement EPI 2016/425 à destination des différents opérateurs économiques est maintenant disponible sur le site internet de la Commission européenne.

Il y est question, entre autres, de l’impact de la période transitoire définie à l’Article 47 du Règlement pour les organismes notifiés et les fabricants. Ainsi, conformément à l’information diffusée déjà sur EUROGIP infos, l’impossibilité de mise sur le marché des produits conformes à la Directive EPI après le 21/04/2019 va rendre obsolète leur fabrication. Seuls des produits conformes au Règlement EPI (donc disposant d’une déclaration de conformité UE, et pour les EPI de catégorie II et III d’une attestation UE de type) pourront être produits en vue d’une mise sur le marché passé cette date.

Pour faire très court, on peut dire que fabriquer un ÉPI conforme à la Directive après le 21 avril 2019 n’a pas de sens.

FAQ (en anglais)

Le Traité de Rome fête ses 60 ans

Le 25 mars 1957, six pays - l'Allemagne (RFA), la Belgique, la France, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas - signaient les Traités de Rome instituant la Communauté économique européenne (CEE) et la Communauté européenne de l'énergie atomique (Euratom). Les textes entreront en vigueur le 1er janvier 1958.

En matière de sécurité et santé au travail plus particulièrement, on notera que divers programmes de recherche avaient été menés sous l'égide de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA), instituée par le Traité de Paris en 1951. Mais le traité CEE fait apparaître de manière plus évidente le besoin d'une approche globale. Ainsi peut-on mentionner ces deux articles au chapitre des "Dispositions sociales" :

Article 117
"Les États membres conviennent de la nécessité de promouvoir l'amélioration des conditions de vie et de travail de la main-d'oeuvre permettant leur égalisation dans le progrès.

Ils estiment qu'une telle évolution résultera tant du fonctionnement du marché commun, qui favorisera l'harmonisation des systèmes sociaux, que des procédures prévues par le présent traité et du rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives."

Article 118
"Sans préjudice des autres dispositions du présent traité, et conformément aux objectifs généraux de celui-ci, la Commission a pour mission de promouvoir une collaboration étroite entre les États membres dans le domaine social, notamment dans les matières relatives à […] la protection contre les accidents et les maladies professionnels ; à l'hygiène du travail ; au droit syndical et aux négociations collectives entre employeurs et travailleurs.

A cet effet, la Commission agit en contact étroit avec les États membres, par des études, des avis et par l'organisation de consultations, tant pour les problèmes qui se posent sur le plan national que pour ceux qui intéressent les organisations internationales.
Avant d'émettre les avis prévus au présent article, la Commission consulte le Comité économique et social."

Traité instituant la CEE

 

"Montrez nous ce que la sécurité et la santé au travail signifient pour vous"

safeyouth competitionCe concours media est ouvert dans le cadre du projet SafeYouth@Work pour promouvoir la santé-sécurité au travail des jeunes de 15 à 24 ans dans le monde. Il fait partie de l'Action globale pour la prévention (OSH-GAP) de l'Organisation internationale du travail (OIT).

Les participants au concours peuvent envoyer le media de leur choix : photo, film, chanson, histoire, poster... pour illustrer leur vision de la question. Les lauréats seront récompensés lors du Festival international des medias pour la prévention en marge du 21e Congrès mondial pour la sécurité et la santé au travail.

Pour en savoir plus

Un accord cadre européen sur le vieillissement actif au travail

Après neuf mois de négociations, les représentants des employeurs et des salariés européens ont signé, le 8 mars 2017, un accord-cadre qui vise à faciliter la participation active des travailleurs plus âgés au marché du travail jusqu'à l'âge de la retraite et à favoriser une approche intergénérationnelle.

Les signataires - BusinessEurope, UEAPME, CEEP et CES - ont voulu assurer des milieux de travail sains, sûrs et productifs pour permettre aux travailleurs de travailler jusqu'à l'âge légal de la retraite.

Le texte doit faciliter le transfert de connaissances et d'expériences sur le lieu de travail entre les générations. Il souligne les outils et mesures nécessaires pour les partenaires sociaux et les responsables de ressources humaines en vue d'un veilissement actif dont ceci en matière de santé et sécurité au travail :

  • l'ajustement des processus et lieux de travail,
  • la distribution / répartition des tâches entre les travailleurs,
  • les stratégies de prévention et d'évaluation des risques efficaces, en tenant compte des obligations légales, y compris la formation de tous les travailleurs aux règles de santé-sécurité sur le lieu de travail,
  • la promotion volontaire de la santé, y compris, par exemple, par des actions de sensibilisation,
  • le renforcement des connaissances de la gestion aux niveaux appropriés afin de relever les défis et solutions possibles dans ce domaine,
  • les mesures prenant en compte la santé physique et psychologique des travailleurs,
  • l'examen des mesures entre la direction et les représentants de la santé et la sécurité, conformément aux exigences législatives existantes.

Accord cadre

Le BIT publie un rapport d'étude sur les instruments de SST

La Commission d'experts ad hoc du Bureau international du travail (BIT) vient de publier une étude sur l'application des conventions et recommandations relatives à la sécurité et la santé au travail (SST).

Les instruments examinés dans l'étude "Œuvrer ensemble pour promouvoir un milieu de travail sûr et salubre" sont les Conventions n°167, 176, 184 et 187, ainsi que les Recommandations nº 175, 183, 192 et 197. Le rapport s'intéresse d'abord à leur contenu et leurs objectifs, puis au cadre politique et juridique. Le chapitre 3 est consacré à la coopération, aux responsabilités, aux obligations et aux droits des employeurs et des travailleurs. Les trois derniers chapitres traitent du développement d’une culture nationale de la SST, de l'évaluation des risques professionnels et des mesures de prévention et de protection ; des mesures visant à assurer le respect de la législation nationale sur la SST et enfin de la manière de concrétiser le potentiel des instruments.

"Selon les chiffres du BIT, un travailleur succombe toutes les quinze secondes à une maladie professionnelle ou après un accident du travail. Cela représente 6 300 décès par jour et 2,3 millions par an. En outre, chaque année, plus de 313 millions de travailleurs ont un accident du travail non mortel, c’est-à-dire que 860 000 personnes se blessent chaque jour en travaillant. Outre son énorme coût humain, le manque de sécurité et santé au travail a des conséquences non négligeables sur le plan économique : 4% du PIB mondial (soit 2 800 milliards de dollars US) seraient perdus chaque année pour couvrir le temps de travail perdu, les interruptions de production et les frais de traitement, de réadaptation et d’indemnisation occasionnés par les lésions et maladies professionnelles. Sur ce point, la situation semble être particulièrement difficile dans les secteurs de la construction, de l’industrie minière et de l’agriculture."