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L'EU-OSHA aide les enseignants à parler de la sécurité et de la santé en classe

Napo enfantsRentrée des classes oblige, l’UE-OSHA présente « Napo pour les enseignants », ensemble d’outils pédagogiques pour les équipes éducatives, visant à sensibiliser les enfants de l’école primaire aux thèmes de santé et sécurité au travail (SST). Les enseignants disposent avec Napo d’une véritable boîte à outils contenant des idées d’animations, des clips, des fiches pédagogiques etc. Des sujets comme la signalisation de sécurité, les dangers pour la peau ou le dos peuvent être facilement abordés en classe, dans le cadre des programmes existants. « L’objectif est d’aider les élèves à adopter de bonnes habitudes en matière de sécurité et de santé, des compétences qui leur seront utiles tout au long de leur vie professionnelle ».


Napo est un personnage animé, fruit de l’imagination d’un petit groupe de professionnels de l’information et de la communication issus de 6 organismes européens de prévention : l’AUVA (Autriche), la DGUV (Allemagne), le HSE (Royaume-Uni), l’INAIL (Italie), l’INRS et la SUVA (Suisse). Ce film de sensibilisation vise à toucher l’ensemble des salariés européens, quelles que soient leur culture, leur langue ou leurs habitudes de travail. Il existe aujourd’hui une dizaine de films NAPO.

Voir la liste des films NAPO

Les représentants des employeurs réaffirment leurs positions en matière de SST

Lors d'une conférence sur les conditions de travail, organisée à Bruxelles par la Commission européenne en avril 2014, Business Europe qui représente les employeurs européens a rappelé ses positions sur la prévention des troubles musculosquelettiques (TMS) et des risques psychosociaux (RPS). La directrice générale de Business Europe, Thérèse de Liedekerke, s'est appuyée sur les résultats de la dernière enquête d'EUROFOUND pour montrer que des efforts avaient été accomplis. En effet, d'après cette enquête, 84% des travailleurs européens considèrent que leurs conditions de travail sont bonnes, y compris leurs horaires de travail et la santé et la sécurité au travail. 

Madame de Liedekerke a réaffirmé la position de son organisation à propos d'éventuels nouveaux textes législatifs en SST. Pour elle, il existe déjà un vaste corpus législatif européen en matière de SST (24 directives au total) et l’application complète de ces textes doit avoir la priorité sur de nouvelles législations. Elle estime, par ailleurs, que "les employeurs prennent leurs responsabilités au sérieux et des progrès sont réalisés avec une baisse du nombre des accidents du travail. Entre 2008 et 2011, le nombre des accidents a diminué de 14% et celui des accidents mortels de 16% dans l’UE-27 (Eurostat)". 

En ce qui concerne la prévention des risques psychosociaux (RPS), Madame de Liedekerke rappelle que les partenaires sociaux ont mis au point des outils importants pour aider les entreprises et les salariés à y faire face dans les accords européens sur le stress professionnel et sur la prévention de la violence et du harcèlement.

Lors de cette conférence, d'autres points ont été abordés, tels que l'anticipation et la gestion des restructurations ou la conciliation entre vie professionnelle et vie privée.

L'UE-OSHA se félicite de son action pour l'année 2013

L'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (UE-OSHA) présente, dans son rapport annuel 2013, l'ensemble de ses réalisations : publications, campagnes d'information, outils interactifs, renforcement de son réseau de points focaux nationaux, etc. Elle se félicite d'avoir pu mener à bien ses projets et d'avoir contribué, encore cette année, à la promotion de la prévention des risques professionnels dans un contexte économique difficile.

Des rapports sur des secteurs en développement
En 2013, l'EU-OSHA a publié plusieurs rapports sur la santé et la sécurité (SST) dans les emplois verts, en forte expansion en Europe. Le rapport principal a été suivi d'une série de rapports plus spécifiques, portant sur l'énergie éolienne, les bâtiments verts et l'énergie solaire

Une campagne sur les risques psychosociaux (RPS)
En 2013, l'Agence a élaboré sa campagne d'information 2014-2015 sur la prévention des RPS et notamment du stress. Elle a choisi de cibler les micro-entreprises et les PME, en s'appuyant sur des guides publiés dans toutes les langues de l'UE sur son site Internet.

Des outils pour aider les PME à évaluer les risques professionnels
L'agence propose depuis 2011 des applications informatiques sectorielles appelées OiRA. Ces outils en ligne, très simples d’utilisation, guident l’utilisateur dans sa démarche d’évaluation des risques et lui proposent des solutions de prévention adaptées à son métier pour construire son plan d’action. En 2013, 9 nouveaux outils ont été développés pour : 

  • la coiffure en Belgique et au Portugal,
  • les auto-écoles et les ateliers de cuir et tannerie en Espagne,
  • la réparation automobile en Lituanie,
  • la restauration en France et en Grèce,
  • le travail de bureau en Lettonie,
  • pour le secteur de la sécurité privée dans l'ensemble de l'UE.

Les outils sont réalisés par des organismes nationaux des Etats membres de l'UE, dans la langue nationale. Cette application remporte au fil des ans, un vrai succès. 

Renforcement du réseau des points focaux nationaux
L'UE-OSHA veut renforcer ses liens avec les points focaux en dépit d'un contexte économique difficile. Elle a ainsi organisé des visites en Lituanie et en Finlande, en 2013, pour démontrer l'importance du travail des points focaux aux gouvernements et aux partenaires sociaux. L'Agence encourage également les organismes des pays candidats à l'UE à rejoindre le réseau et à participer à ses activités.

A venir
L'Agence a commandé une synthèse sur les problèmes actuels et émergents en matière de SST dans le domaine des soins de santé et des soins à domicile. Les résultats devraient être publiés à la fin de 2014. 
En octobre, l'UE-OSHA lancera sa grande campagne annuelle, consacrée à la prévention des RPS. En plus du guide qui sera disponible dans toutes les langues de l'UE sur le site de l'Agence, 2 rapports, destinés à mieux comprendre les RPS seront également disponibles dans le courant du second semestre 2014. 

Lire le résumé du rapport en français

Publication d'un guide pour comprendre les interactions entre REACH et la législation en santé et sécurité au travail

La Commission européenne a élaboré un guide destiné aux inspecteurs du travail sur les interactions entre le règlement REACH (CE) n° 1907/2006, la directive agents chimiques et la directive agents cancérigènes et mutagènes (CMR). 

Ces trois actes imposent tous des exigences pour l’utilisation des produits chimiques dangereux au travail et les employeurs vont désormais se retrouver confrontés à deux séries d’obligations. Alors que le règlement REACH et les deux directives mentionnées précédemment devraient se compléter, leurs exigences se recoupent dans une certaine mesure, ce qui peut entraîner des incohérences dans leur application.

Ce document, préparé par le groupe de travail CHEMEX du SLIC (Comité des hauts responsables de l’inspection du travail), a pour but de fournir aux inspections du travail de l’UE un instrument utile pour les aider dans l’application pratique des textes en leur fournissant des orientations sur les exigences du règlement REACH et les interfaces avec l’application des exigences imposées par les directives agents chimiques et CMR.

La Commission définit le cadre stratégique de l'UE en santé et sécurité au travail pour la période 2014-2020

La Commission européenne publie ce jour la Communication relative à un cadre stratégique de l'UE en matière de santé et sécurité au travail pour les six prochaines années. Compte tenu du bilan de la précédente Stratégie (2007-2012), elle définit trois défis à relever :

  • Faire en sorte que la législation soit mieux respectée dans les États membres, notamment en augmentant la capacité des micro-entreprises et des petites entreprises d’adopter des mesures de prévention des risques efficaces et efficientes 
  • Améliorer la prévention des maladies liées au travail en s’attaquant aux risques existants, nouveaux et émergents 
  • Faire face à l’évolution démographique.

La Commission propose de relever ces trois défis en développant une série d'actions regroupées sous sept grands objectifs stratégiques :
  1. Renforcer les stratégies nationales
  2. Faciliter le respect de la législation, notamment dans les micro-entreprises et dans les petites entreprises
  3. Améliorer le contrôle de l’application de la législation en matière de santé et de sécurité au travail dans les États membres
  4. Simplifier la législation existante 
  5. Faire face au vieillissement de la main-d’œuvre et à l’apparition de nouveaux risques et prévenir les maladies professionnelles et liées au travail
  6. Améliorer la collecte des données statistiques et développer la base d’informations
  7. Améliorer la coordination des efforts européens et internationaux en faveur de la santé et de la sécurité au travail et s’engager aux côtés des organisations internationales 

On pourra noter qu'il s'agit d'un "cadre stratégique" et non d'une stratégie comme pour les périodes précédentes, que les objectifs chiffrés de baisse des accidents du travail ont disparu et que la Communication ne cible pas de risques en particulier.

Suite à la publication du texte, la réaction de la Confédération européenne des syndicats (CES) ne s'est pas fait attendre. Pour Józef Niemiec, Secrétaire général adjoint, ce cadre stratégique est trop faible et arrive trop tard.

 

Lire la Communication de la Commission européenne relative à un cadre stratégique de l’Union européenne en matière de santé et de sécurité au travail (2014-2020) 

Lire la note synthétique d'EUROGIP

La prévention des risques psychosociaux (RPS) dans le secteur de la sidérurgie : nouvelle publication d'EUROFOUND

EUROFOUND Siderurgie stress rapport 2014EUROFOUND vient de publier un rapport qui décrit comment trois entreprises européennes de la sidérurgie ont abordé la prévention des RPS, en favorisant l'implication des travailleurs et le dialogue social.

Arcelor-Mittal en France, Rautaruukki en Finlande et Salzgitter AG en Allemagne opèrent dans des contextes différents (au niveau mondial, européen, national), mais les trois entreprises sont confrontées à des problèmes comme le stress, le harcèlement etc. Conscientes de l'impact négatif sur la santé des travailleurs mais aussi sur la productivité, elles se sont engagées à mieux prévenir les RPS. Elles ont d'abord effectué une évaluation spécifique de ces risques, puis élaboré les mesures de prévention adaptées, lesquelles ont été intégrées dans leur stratégie politique globale. Les dirigeants, impliqués dans la démarche, ont soutenu l'action en investissant sur des programmes de sensibilisation, la formation des managers...

Le rapport d'EUROFOUND, à la lumière des informations recueillies, rappelle que le dialogue social et l'implication des managers sont essentiels pour parvenir à provoquer un changement de comportement de l'ensemble des collaborateurs et ainsi parvenir à minimiser les RPS. 

loupe1L'étude de cas présentée dans ce rapport a été réalisée dans le cadre d'un projet, financé par EUROFOUND, à l'initiative des partenaires sociaux de la sidérurgie.

Les conditions de travail des Européens se sont dégradées au cours des 5 dernières années

pays ueLa Commission européenne publie les résultats d'une enquête sur les conditions de travail des Européens et sur l'impact que la crise économique a pu avoir sur celles-ci. L'enquête a été réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 26 500 actifs européens. Elle révèle une détérioration générale des conditions de travail ainsi que de grandes disparités en matière de satisfaction des travailleurs selon les pays.

La plupart des travailleurs se disent satisfaits de leurs conditions de travail (77% en moyenne dans l'UE) et de la santé et la sécurité au travail (85%). Plus de 80% des personnes interrogées au Luxembourg, en Finlande et aux Pays-Bas estiment que leurs conditions de travail sont bonnes. Viennent ensuite l'Autriche, la Belgique, le Royaume-Uni et l'Estonie.

Mais bien que globalement les Européens se disent satisfaits, la majorité d'entre eux (57%) déplore une dégradation générale de leurs conditions de travail sur les 5 dernières années. La dégradation concerne surtout la France (62%), Chypre et la Hongrie (75%), le Portugal (78%), la Slovénie (84%), l'Italie (85%), l'Espagne (86%) et la Grèce (88%). 

Selon la Commission européenne, les résultats de l'enquête montrent que des améliorations doivent être apportées dans les domaines suivants :  

  • la prévention du stress,

  • l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée, 

  • la prévention de risques liés aux nanotechnologies et biotechnologies

  • la prévention des TMS.

Consulter les résultats de l'enquête (en anglais)

Nouveau rapport de l'EU-OSHA sur les risques professionnels dans le secteur de la coiffure

coiffeurL'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) a publié un rapport sur la santé et la sécurité dans le secteur de la coiffure. Plus d'un million de coiffeurs dans 400 000 salons de coiffure dans l'Union européenne, dont 80% sont des femmes, sont exposés à de multiples risques : ergonomiques, chimiques, biologiques (hygiène), physiques, électriques, psychologiques… 

Ils sont principalement victimes de maladies de la peau, telles que l'eczéma, déclenchées par le contact constant avec de l'eau, combiné à la manipulation de produits contenant des substances chimiques. Ils sont également victimes de troubles musculo-squelettiques (TMS), dus à l'hyper sollicitation des articulations liées à certaines pratiques du métier (gestes et postures répétitives, stress et rythme de travail…) ainsi qu'à l'asthme. Ces maladies sont beaucoup plus répandues parmi les coiffeurs que dans d'autres professions.

Le rapport de l'EU-OSHA passe en revue ces différents risques. Il évoque également les suites à donner à l'accord européen signé en avril 2012 par les partenaires sociaux européens du secteur pour améliorer la protection de la santé et sécurité des coiffeurs. Les signataires, Coiffure EU et UNI Europa Hair & Beauty, représentant respectivement les employeurs et les salariés, avaient demandé à la Commission européenne un acte contraignant pour transposer cet accord à travers une directive, conformément aux procédures prévues dans le traité européen, applicable dans tous les États membres.

Mais en octobre dernier, la Commission a annoncé qu'elle ne présenterait pas de proposition durant son mandat actuel. Elle continue néanmoins à étudier la question. Selon le rapport de l'EU-OSHA, la Commission a demandé à un consultant externe de réaliser une étude pour rassembler des données sur les accidents et les problèmes de santé dans le secteur. Un autre objectif de l'étude est d'estimer les coûts et bénéfices liés aux dispositions de l'accord et leur impact financier, en particulier pour les PME et TPE, très majoritaires dans le secteur.

Lire le rapport de l'EU-OSHA (en anglais)

Secteur ferroviaire : les partenaires sociaux européens s'unissent pour lutter contre les risques psychosociaux

Voie ferreeLes partenaires sociaux européens du secteur ferroviaire ont adopté, le 11 mars 2014, des recommandations sur l'identification et la prévention des risques psychosociaux (RPS) dans leur secteur. L'objectif principal est de "contribuer à l'amélioration des conditions de travail dans le secteur ferroviaire en s'attaquant au problème des risques psychosociaux". Les partenaires sociaux recommandent aux entreprises de mettre en place des mesures spécifiques et de sensibiliser les managersles travailleurs et leurs représentants aux RPS. Il s'agit de permettre à tous ces acteurs de détecter les signes avant-coureurs de ces risques. Les partenaires sociaux souhaitent susciter la mise en place par les syndicats et les entreprises de stratégies et d'actions afin de prévenir et de gérer les RPS.

Pour lutter efficacement contre les RPS, les partenaires sociaux recommandent une approche en 4 étapes : 

  • Identification et évaluation des RPS
  • Introduction de la problématique des RPS dans la politique de l'entreprise
  • Mise en place d'actions de prévention
  • Evaluation des actions et des effets attendus

Les partenaires sociaux encouragent la discussion entre managers et travailleurs, tout long de ces 4 étapes. Ils rappellent également que la formation des cadres, des travailleurs et de leurs représentants est indispensable pour lutter efficacement contre les RPS. 

Une évaluation de ces recommandations sera réalisée dans 3 ans afin de procéder, si nécessaire, à une révision du texte. 

Voir les recommandations

Stress au travail : lancement de la campagne européenne

2013-14 CAMPAIGN GUIDE MANAGE STRESS-1La campagne européenne sur la prévention des risques psychosociaux (RPS) a été lancée le 7 avril 2014. Elle vise à sensibiliser les employeurs sur la nécessité de combattre ces risques et de protéger les travailleurs, tout en améliorant la productivité de l'entreprise.  

La campagne "Les risques psychosociaux (RPS) : mieux les prévenir pour mieux travailler" durera 2 ans. Elle impliquera des centaines d'organisations de toute l'Europe à travers diverses activités : sessions de formation, conférences et ateliers, affiches, concours cinématographiques et photographiques, campagnes publicitaires...

Les entreprises qui appliquent avec succès des mesures pour réduire et éliminer le stress, sont encouragées à déposer leur candidature pour le prix européen de bonnes pratiques de prévention. Celui-ci sera décerné en octobre 2014, à Bilbao. 
 
Le stress est devenu depuis quelques années une préoccupation majeure en matière de prévention des risques professionnels. Selon le dernier sondage paneuropéen mené par l'EU-OSHA 1 travailleur sur 2 considère que c'est un problème fréquent et 4 travailleurs sur 10 qu'il n'est pas correctement pris en charge par leur employeur.
 
Les supports de la campagne - affiches, brochures, guides, vidéos... - sont mis à disposition par l'EU-OSHA sur son site Internet.