Actu Normalisation|22/06/22

Accompagner l’essor de la fabrication additive par la normalisation

Accueil > L’actualité d’EUROGIP et des risques professionnels en Europe > Accompagner l’essor de la fabrication additive par la normalisation

L’essor que connaît la fabrication additive, communément appelée impression 3D, doit s’accompagner de règles, qu’offre la normalisation sur différents points.

La sécurité des opérateurs a toujours été au cœur des priorités en normaliosation. Cela s’est traduit par la publication en 2020 de la norme expérimentale française XP E 67-006 “Fabrication additive – Sécurité, hygiène et environnement – Exigences liées aux matériaux métalliques”. Le but était d’élaborer une norme à partir des bonnes pratiques existantes pour permettre à toute entreprise de s’équiper en moyens de fabrication additive et de les utiliser en toute sécurité en tenant compte de la spécificité du procédé et du matériau. La méthodologie est basée sur une caractérisation des phénomènes dangereux physiques (par exemple incendie et explosion), des phénomènes dangereux pour la santé de l’opérateur ou des tiers potentiellement exposés et pour l’environnement. En fonction de l’évaluation des risques, la norme propose des moyens de prévention et de protection sur toute la chaine de la valeur depuis la réception de la matière première jusqu’à la sortie de la pièce.

Cette norme française fait désormais l’objet de travaux de normalisation internationale entre l’ISO et l’ASTM (organisme américain de normalisation sur les essais et matériaux) : ISO/ASTM 52931. La publication de la norme est prévue pour 2023.

Par ailleurs, la commission UNM 920 a initié des réflexions sur la fabrication additive de matériaux plastiques. Ces normes abordent la sécurité à l’utilisation et ne traitent pas de la machine elle-même. Celle-ci fait l’objet d’une norme spécifique en développement : il est important de mettre en œuvre un haut niveau de protection pendant tout le cycle de vie des machines, depuis leur fabrication et installation jusqu’à leur rebut en passant par leur utilisation. À cet effet, un groupe international animé par la France travaille sur l’ISO/ASTM 52938-1 traitant de la sécurité des machines LB-PBF. Ces futures normes sont destinées à être harmonisées et valoir présomption de conformité à la Directive Machines. Cela constitue un challenge puisque ce sera une première expérience avec l’ASTM en tant qu’organisation partenaire.

Enfin, un groupe de travail animé par le Canada impulse de nouveaux sujets concernant la sécurité. La Corée, elle, anime un groupe de travail chargé de développer une norme de sécurité traitant des émissions de fumées des imprimantes 3D à partir d’extrusion de fil plastique.

En savoir plus

Découvrez d’autres actualités

Actu Communautaire

29/09/23

Travail à domicile et SST avec un nouvel outil OiRA

Le télétravail s'est fortement développé depuis la pandémie de COVID-19, transformant la manière dont les entreprises fonctionnent et les employés travaillent. Pour autant, la question de la sécurité et la santé au travail (SST) reste fondamentale. Un nouvel outil interactif d'évaluation des risques en ligne (OiRA) offre une solution pratique aux employeurs et aux télétravailleurs en les aidant à créer des espaces de travail à domicile plus sûrs et plus sains.

Actu Pays

26/09/23

SUÈDE : AT graves et arrêts maladie de longue durée dans l’industrie agroalimentaire

Les travailleurs de l'industrie alimentaire - environ 22 000 personnes en 2021 - courent un risque plus élevé d'accidents du travail (AT) graves que les autres groupes professionnels. Le risque moyen pour les années 2017-2021 était de 9,7 accidents du travail graves pour 1 000 salariés. Il était de 15,5 pour les bouchers, 8,9 pour les opérateurs de machines, qui ont connu les accidents du travail les plus graves, et de 5,3 pour les boulangers-pâtissiers.

Actu Pays

22/09/23

FINLANDE : le nombre d’accidents du travail a augmenté en 2021

En 2021, plus de 91 159 accidents du travail se sont produits en Finlande, soit environ 4 500 de plus qu'en 2020. Comme l'année précédente, ce sont les travailleurs de la construction (10 787), des services de soins et de santé (9 367) ainsi que des ateliers d'usinage et de fonderie (7 162) qui ont été les plus concernés.