Pour se situer en termes de sinistralité, il est devenu courant de comparer les statistiques entre pays européens. Toutefois, une lecture éclairée suppose de connaître ce que chaque pays inclut dans celles-ci : quelles populations de travailleurs sont couvertes ? Quels évènements sont comptabilisés ? Selon quelles règles sont-ils déclarés ou reconnus ? Quelles données sont publiées ?…
Dans cette nouvelle étude, EUROGIP explore les statistiques d’accidents du travail de six pays (Allemagne, Danemark, Espagne, France, Italie et Luxembourg) identifiés comme relativement comparables au sein de l’Union européenne. La qualité des données et la disponibilité d’éléments méthodologiques permettent une analyse approfondie de ces statistiques.
À partir de sources nationales, cette étude examine l’évolution du nombre d’accidents du travail, identifie les secteurs d’activité les plus sinistrogènes, analyse les critères de gravité tout en proposant un focus sur les accidents du travail mortels.
Au-delà des tendances, l’étude met en évidence l’impact des paramètres structurels limitant de fait les comparaisons entre les pays : phénomène de sous-déclaration, processus de reconnaissance ou encore place des « malaises » (crises cardiaques, AVC) dans la mortalité au travail sont autant de réalités à prendre en compte dans l’analyse de statistiques comparatives.
Cette étude permet de mieux appréhender les statistiques d’accidents du travail en vue d’une lecture éclairée des comparaisons européennes, telles que proposées par l’Office statistique de l’Union européenne (Eurostat).
Étude bientôt disponible en anglais.
Statistiques des accidents du travail en Europe – limites de comparabilité