Actu Pays|22/09/16

SUÈDE : les maladies liées au travail sont le plus souvent causées par des facteurs sociaux

Accueil > L’actualité d’EUROGIP et des risques professionnels en Europe > SUÈDE : les maladies liées au travail sont le plus souvent causées par des facteurs sociaux

Depuis 2011, les maladies dues à des facteurs organisationnels et sociaux au travail ont augmenté de 77%, selon l’Autorité suédoise de l’environnement (Arbetsmiljöverket). Cela, sans compter une récente flambée des arrêts maladie, a suscité un débat sur la meilleure façon de lutter contre les problèmes de santé au travail.

Le rapport de l’Autorité publié en juin 2016 se fonde sur les données du Système d’information des accidents du travail et maladies liées au travail (ISA). Il révèle que 12 141 cas de maladies liées au travail ont été déclarés en 2015, dont 4 174 étaient dus à des facteurs sociaux ou organisationnels : difficultés à coopérer, harcèlement, intimidation ou exclusion sociale (des superviseurs, collègues ou tiers). Les secteurs de la santé et des services sociaux sont les plus concernés (1 831 cas), suivis par l’éducation (734) et l’administration publique (554).

Globalement, les facteurs ergonomiques sont la cause la plus courante (4 559 cas) de l’ensemble des maladies liées au travail, suivis des facteurs physiques (1 739 cas) et des substances ou facteurs biologiques/chimiques (1 245 cas).

Face à l’augmentation des arrêts maladie, le gouvernement suédois s’est lancé dans un programme d’action pour une meilleure santé et la diminution de ces arrêts. Il a ainsi proposé de rendre les employeurs partiellement responsables financièrement des arrêts de longue durée. La proposition a été fortement critiquée et a reçu l’opposition unanime des partenaires sociaux.

En savoir plus (en anglais)

Découvrez d’autres actualités

Actu Communautaire

21/05/24

Déclaration sur l’avenir du socle européen des droits sociaux

Lors de la conférence de haut niveau mi-avril à La Hulpe, le Parlement européen, la Commission européenne, la Belgique au nom des 25 États membres de l'UE, le Comité économique et social européen, ETUC, SGI Europe, SME United et Social Platform ont signé une déclaration sur l'avenir du Socle européen des droits sociaux.